La pression financière
Le dépôt semestriel de DON’T NOD distingue le chiffre d’affaires du total des produits d’exploitation, nuance importante pour mesurer la détérioration. Le chiffre d’affaires atteint 6,1 M€, en baisse de 14 %, tandis que le total des produits d’exploitation tombe lui aussi à 6,1 M€ faute de coûts de production immobilisés, soit un recul de 56 % sur un an. Le BAIIA opérationnel affiche une perte de 4,3 M€, contre 2 M€ au premier semestre 2025.
La liquidité constitue l’avertissement le plus net. La trésorerie brute passe de 15,4 M€ fin 2025 à 9,8 M€ fin juin puis 8 M€ fin juillet. La société affirme que sa continuité au-delà du 31 janvier 2027 dépend en partie de l’obtention d’un financement externe. C’est une incertitude significative déclarée, pas l’annonce d’une fermeture inévitable.
Ce que signifie maintenant la procédure sociale
L’avis du 1er septembre présentait une transformation à l’étude. Le 4 septembre, le conseil a approuvé le lancement du projet, les premières réunions avec les représentants du personnel ont eu lieu et la direction a ouvert les négociations syndicales. Les activités françaises seraient recentrées sur une seule ligne de production et l’ajustement envisagé pourrait supprimer jusqu’à 90 postes.
« Jusqu’à 90 » est un maximum discuté, pas un effectif déjà supprimé. La consultation peut modifier portée, calendrier et mesures d’accompagnement; le nombre réel de départs reste donc inconnu. Le dépôt ne fait pas davantage état d’un accord avec les représentants du personnel ni d’un nouveau financement obtenu.
Ce que cela change pour les jeux
Le dépôt relie directement capacité de production et financement. Il indique que les coûts d’Aphelion et du projet P14 n’ont pas été immobilisés pendant la période, et cite le travail de Montréal sur un jeu narratif fondé sur une grande propriété de Netflix parmi les revenus de développement. La propriété licenciée, l’état de production et la date restent inconnus.
Pour les joueurs, la conséquence immédiate n’est pas une annulation confirmée. C’est une structure française proposée plus petite, moins de trésorerie pour absorber les retards et une dépendance au financement pouvant déterminer quels projets continuent ou démarrent. Les prochains jalons fiables seront l’issue de la consultation, l’effectif final, un financement supplémentaire et des annonces propres aux projets.