Ce qui ferme
Phil Tippett ferme l'atelier de Berkeley qui abritait une grande partie de l'histoire matérielle de son studio. CBS News Bay Area rapporte que la liquidation s'inscrit dans une procédure de faillite sous le chapitre 11 et que collectionneurs, anciens employés et cinéphiles se sont rendus dans les locaux de la rue Grayson pour parcourir accessoires et souvenirs. Le bâtiment contenait du matériel associé notamment à Star Wars, RoboCop et Starship Troopers. La vente touche donc un environnement de travail et les objets qui s'y sont accumulés, et non une simple enchère promotionnelle de souvenirs.
Pourquoi cet atelier a un poids particulier
La carrière de Tippett relie l'animation image par image, les maquettes et d'autres techniques physiques à la transition vers les effets visuels numériques. L'exploitation de Berkeley a prolongé cette histoire, des grandes franchises au long métrage personnel Mad God. D'anciens membres du personnel revenus sur place ont décrit leurs propres liens avec des objets de production, notamment des véhicules de Jurassic Park. Lorsque ce matériel quitte l'endroit où il a été fabriqué et utilisé, l'étiquetage, les dossiers et l'historique de propriété deviennent essentiels : un accessoire reconnaissable peut garder sa valeur tout en perdant le contexte qui le rend précieux pour la recherche et le public.
Une fermeture, pas une retraite
L'article trace une limite importante autour de la nouvelle. Tippett affirme ne pas être prêt à prendre sa retraite et vouloir continuer à travailler, même s'il évoque au passé les quelque 40 années d'existence du studio. Il conserve ses deux Oscars pour Jurassic Park et Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi, tandis qu'une grande partie du matériel restant est offerte aux acheteurs. Le sort des pièces individuelles, des dossiers et des archives invendues demeure incertain. La perte immédiate est celle de l'atelier de Berkeley comme foyer physique concentré de cette histoire de production, et non la disparition de Tippett comme artiste.