La matière narrative a précédé le scénario
Urobuchi dit ne pas avoir d'abord prévu de poursuivre Rebellion. Pendant la période où il s'était éloigné de l'animation pour Kamen Rider Gaim, Gekidan Inu Curry lui a remis des carnets remplis au fil du temps de dessins sommaires, de décors et de situations. Leur abondance l'a convaincu qu'il existait assez de matière pour un long métrage. Selon son récit, les idées entourant le nouveau lieu Nazuka Sokone ainsi que l'identité et les motivations liées à Walpurgisnacht figuraient déjà dans ces notes.
Urobuchi définit son rôle comme une organisation dramatique
Plutôt que de s'attribuer tous les concepts, Urobuchi se décrit comme celui qui a relié les éléments épars et proposé comment leurs « os » pourraient former un scénario. Cette distinction éclaire particulièrement Madoka Magica, dont l'identité a toujours mêlé ses intrigues aux images surnaturelles de Gekidan Inu Curry, à la réalisation d'Akiyuki Shinbo, aux personnages d'Ume Aoki et à l'animation de Shaft. L'entrevue attribue donc plus précisément l'architecture narrative du film sans effacer le travail de structure du scénariste crédité.
La production a continué à modifier le texte
Urobuchi dit également que Shaft a ajouté en production le retour en arrière situé au couvent, signe que le film achevé n'est pas la transcription figée de son texte. Son témoignage fait autorité sur la matière reçue et le travail qu'il a accompli, mais il ne peut à lui seul cataloguer toutes les contributions ultérieures ni trancher toutes les questions d'auteur. Des récits équivalents de Gekidan Inu Curry, de Shinbo et de l'équipe d'animation préciseraient surtout quelles idées ont changé après le scénario.